Obama face au pouvoir : Dans les coulisses de la Maison-Blanche

Obama face au pouvoir : Dans les coulisses de la Maison-Blanche

Guillaume Debré

Language: French

Pages: 299

ISBN: B009H57174

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


4 novembre 2008 : Barack Hussein Obama est élu président des Etats-Unis, après une campagne mémorable dont Guillaume Debré avait raconté le détail dans Obama, les secrets d’une victoire.

Premier Noir à accéder à la Maison-Blanche, il est porteur des espoirs de millions d’Américains et de supporters dans le monde entier, avides de changement après les deux mandats désastreux de George W. Bush.

Obama lui-même est conscient de cette attente inouïe. Il a une méthode : toujours débattre jusqu’à ce qu’émerge un compromis ; une certitude : sa vision et son implication personnelle suffiront à changer les relations internationales.

En quatre ans, il va se heurter à une crise économique majeure, à des lobbies extrêmement puissants et à une radicalisation de la vie politique américaine. Comment s’est déroulé ce délicat apprentissage de l’exercice du pouvoir?

Comment Obama, le roi du consensus, a-t-il fait face à la virulente opposition des fameuses tea parties ? Quel est in fine son bilan et que peut-il nous apprendre sur son probable second mandat ?

Guillaume Debré a mené l’enquête dans les coulisses du pouvoir, de la traque victorieuse de Ben Laden à la gestion de la crise économique, de la réforme houleuse de la santé aux tractations secrètes avec les républicains. On découvre grâce à lui un Obama au quotidien, fascinant d’intelligence mais aussi péchant par inexpérience ou par orgueil à bien des moments.

Dans ce récit étonnant et nourri d’informations de première main, Guillaume Debré raconte comment Barack Obama a douloureusement appris à devenir président.

The Dynamic Constitution: An Introduction to American Constitutional Law and Practice (2nd Edition)

Commanding the Storm: Civil War Battles in the Words of the Generals Who Fought Them

Band of Giants: The Amateur Soldiers Who Won America's Independence

In the Spirit of Crazy Horse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Accro aux e-mails, Obama utilisait déjà son BlackBerry comme un stéthoscope pendant la campagne présidentielle, pour prendre le pouls du pays. Régulièrement, ses amis lui envoyaient des e-mails pour qu’il garde le contact avec le pays réel, hors de son cercle de � spin doctors » et de sondeurs. Dès le lendemain de son élection, les services de protection du président américain ont tenté de lui interdire l’usage du BlackBerry : trop facile à pirater, ont-ils prétendu. En 2000, sous la pression

patrons de Wall Street9 : 22 au patron de Goldman Sachs, 17 à celui de Citigroup, et presque aucun aux deux présidents démocrates des commissions des finances à la Chambre et au Sénat, le congressman Barney Frank du Massachusetts et le sénateur Chris Dodd du Connecticut. Une situation qui a fait dire à un élu démocrate : � Je n’ai aucun problème avec le fait que Geithner parle aux patrons de Wall Street. Ce qui me dérange, c’est que j’ai l’impression qu’il les écoute. » Obama refuse pourtant de

augmenter le coût politique de la fermeture de Guantanamo. L’opinion publique commence à vaciller. Dans les sondages, la chute de popularité du président s’accélère – Obama est en train de perdre les électeurs centristes. Pendant une dizaine de jours, le matraquage républicain est incessant. Sur les conseils d’Emanuel, Barack Obama change alors soudainement de stratégie. Il décide de mettre à la poubelle le plan de Greg Craig, sans même l’en avertir directement. Quelques jours plus tard, il lui

être utilisée sans mauvaise conscience, car elle ne transcende jamais la notion d’intérêt, écrit-il dans L’Ironie de l’histoire américaine, qu’il publie en 1952, en pleine guerre froide. Ainsi, une nation qui a de la force sans en avoir conscience est un danger pour les autres, mais aussi pour elle-même. » L’Amérique a besoin d’un peu � d’humilité pour gérer la vertu, la sagesse et la puissance dont nous disposons pour comprendre les complexités de l’histoire ». De Reinhold Niebuhr, Obama avait

nuages. Il survole le pays mais ne le voit pas. Il est à 10 000 pieds d’altitude8. » Les démocrates sont furieux. Mais Rahm Emanuel ne veut rien savoir. À Peter DeFazio, un congressman de l’Oregon, il dit : � Écoute, on avait promis de baisser les impôts. C’est fait ! Un point c’est tout. » L’élu démocrate lui répond : � Mais bon Dieu, personne ne sait que vous avez baissé les impôts. » Rahm Emanuel le regarde, silencieux. � Il n’a rien dit. Il a juste haussé les épaules9 », se souvient DeFazio.

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